Opération à cour ouverte Cour ouverte II - 2009

Martine Blary

OCO-2_7_thumb PlasticiennePortraits

14 rue Longue - 80560 Toutencourt
Tél. : 03 22 76 56 18 _ Site: http://bvmp.blogspot.com

 

Travailler sur le motif, c'est comme cela que l'on pourrait résumer la pratique artistique de Martine Blary. Son motif est le visage, sa démarche, placer les éléments forts qui le caractérisent : des yeux, un nez et une bouche dans un espace circonscrit. Ses outils sont diversifiés : des plus classiques comme la brosse, le pinceau ou le crayon, ses mains et ses doigts également ou tout matériau pouvant laisser une trace sur le support. Production prolifique qui, depuis sa formation aux Beaux-Arts de Valenciennes, représente plusieurs centaines de dessins et peintures. Chacune de ses images est différente, variations de traits et de matières picturales, gestes sûrs et affirmés qui posent le médium sur le papier et la toile. Transcriptions furtives de rencontres mémorisées, caractères de l'instant et de circonstance, portraits expressifs qui nous renvoient à notre propre condition d'homme ayant la capacité de se confronter à l'autre. Artiste discrète, Martine Blary montre trop peu son travail et cette rencontre à Beauquesne est l'occasion de découvrir et apprécier sa production de l'année : un échantillonnage d'une série de cent cinquante dessins intimistes, petits formats dessinés et rehaussés de lavis colorés. Comme le dit Martine, « le visage c'est une histoire, un regard vers l'autre qu'il faut pénétrer pour en saisir la vie ». Ses images sont-elles des visages, des portraits ou peut-être même des autoportraits ? Claude Bonhiver, 09 / 2009

Vincent Blary

OCO-2_4_thumbPlasticienLe lieu, objet du lieu

14 rue Longue - 80560 Toutencourt
Tél. : 03 22 76 56 18 _ Mail : vincent.blary@wanadoo.fr

 

Après un premier cycle d’études à l’école des Beaux-Arts de Valenciennes, Vincent Blary poursuit sa formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Designer scénographe, il crée le studio « Archétype », bureau d’étude en design d’environnement et enseigne en parallèle en école d’Art appliqué. Depuis 1997, chef d’établissement et directeur pédagogique d’une école préparatoire aux concours des écoles supérieures d’art publiques, il développe également une production artistique, technique et théorique, sur le statut de l’image dans son rapport au public. Depuis 2000, Martine et Vincent Blary travaillent ensemble sur une production artistique où le paysage est le principal sujet de questionnement. Cette collaboration se matérialise par la production de livres d’artistes, approche documentariste plasticienne où textes, photos, dessins et peintures rendent compte de l’identité des lieux et des territoires.
Projets en cours
- Création d’une collection éditoriale « Paysages d’un territoire ordinaire ».
- Paysage et portraits : Etude sur l’identité de l’architecture et les habitants d’un village de 400 habitants dans le département de la Somme. Portraits photographiques et dessins d’architecture.
- Paysage de limites (titre provisoire). A travers ce travail seront abordées les notions de limites entre ville et campagne, centre ville et quartiers périphériques. Notre étude s’oriente autour du quartier d’Amiens Nord, délimité au nord par les jardins familiaux, à l’est le quartier Marivaux, au sud le quartier Saint Pierre et à l’ouest par le quartier du Pigeonnier. Présentation courant 2010.

Mary Chaplin

OCO-2_8_thumbArtiste peintre ≡ Bleu de la nuit

 

 

Je suis artiste peintre professionnelle, la peinture est intimement liée à ma vie. Je suis un peintre luministe, une nomade qui voyage insatiablement dans les mondes paradoxaux du clair et de l’obscur. Je travaille sur les effets éphémères des reflets créés par la lumière passant au travers des vitraux dans certains édifices religieux car, c’est l’ineffable qui m’effleure dans ces endroits qui inspirent la paix et une recherche spirituelle qui me conduit petit à petit pour tenter d’aller à la recherche de ma lumière intérieure. J’ai créé l’installation « Lumières de Dubaï » à mon retour d’un voyage aux EAU. J’ai été fascinée par l’omniprésence de la lumière dans cette ville. C’était le mois d’avril, néanmoins le soleil était déjà brûlant et ses rayons fouettaient les grandes tours aux vitres de verres et de miroirs qui réverbèrent autant la lumière qu’ils la reçoivent. Au travers d’« Eruption dans la nuit », j’ai voulu montrer le vertige que l’on ressent lorsque l’on regarde d’en bas ces gratte-ciel, véritables tours de lumière. Vues d'en bas, les perspectives se défont, les lignes convergent et déstabilisent celui qui les regarde. « Arabesques dans la nuit » est le résultat de ma visite dans un « vieux » quartier de Dubaï, Bastakia, où l’on retrouve une architecture plus orientale et cet endroit rappelle aux visiteurs que Dubaï était encore il y a peu de temps un port de pêcheurs... Le « Bleu de la nuit » c’est la nuit qui n’est jamais noire, à croire que le ciel est le reflet de cette grande ville sortie d’un conte des mille et une nuits… J'ai pu réaliser ce projet grâce à l'aide du Conseil régional de Picardie.

Julien

OCO-2_9_thumbSculpteursculptures

 

 

Après un premier cycle d’études à l’école des Beaux-Arts de Valenciennes, Vincent Blary pOn ne présente plus « Julien », le sculpteur Julien, qui vit au vert dans un magnifique village médiéval non loin de Beauquesne. Son style résolument personnel allie toujours force et fragilité, spontanéité et réflexion. Mais pour cette nouvelle aventure, il s’est offert la complicité, picturale pour le moins, de Line Burge . Dans une ancienne réserve à betteraves, il nous transporte dans son monde, activant instantanément nos sens, dans une atmosphère aux accents de surréalisme.

Pascal Guillemet


Photographe photographies

Pascal Guillemet photographie la nature mais aussi la société depuis une vingtaine d’années. Il a accumulé un certain nombre d’images qu’il a décidé de partager avec les autres. Des photographies prises surtout là où il habite, dans ce beau département de la Somme ; sa façon peut-être d’ouvrir les yeux des autres pour qu’ils comprennent la chance qu’ils ont d’habiter entre ciel et terre. Son regard s’est aussi arrêté ici et là lors de ses pérégrinations. Il compose l’image lorsque la lumière joue avec la terre aux premières heures du jour ou avant la tombée de la nuit. Peu à peu, des photos sont devenues moins figuratives, comme pour mieux laisser divaguer l’imagination du visiteur qui pourra s’approprier l’image en rêvant. Pour lui, une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde.

Alexis Ferrier

OCO-2_1_thumbAuteur, illustrateur, sculpteur ≡ Petit monstre et aspicrâne

 

 

Dans une bille de bois ou un bloc de roche, la sculpture attend d’être découverte par l’artiste. Ce qui intéresse Alexis est le passé du matériau utilisé. Il se sert des restes d’une vieille voiture ou d’un animal. Chaque pièce de l’exposition a une histoire. Avant d’être sculpteur, il a fallu qu’Alexis soit « ramasseur ». À l’âge de dix ans, en vacances, il récupérait des crânes dans les collines de Grèce ou dans les dunes tunisiennes. Au fil des années, les objets se sont accumulés et ont fini par se retrouver. Le mariage de l’organique et de la mécanique est aussi un certain reflet de notre société. Est-ce vraiment de la S.F. (science fiction) ?
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Jean-Claude Ortiz-Villa

OCO-2_11_thumbCéramiste  ≡ céramiques

56 rue Créqui - 80630 Beauval
Tél. : 03 22 32 00 09

 

« Chaque artiste se souvient de l’origine de sa vocation. Pour Jean-Claude Ortiz-Villa, c’est, à vingt-quatre ans, un passage à l’école des Beaux-Arts d’Amiens dans l’atelier de céramique animé par Bernadette Lhôte, et la découverte tactile, sensible, sensuelle de la terre. (…) Il existe dans ces sculptures une relation entre l’intérieur et l’extérieur dont l’artiste connaît seul le secret. » Il utilise aussi « la montre fusible, instrument de mesure des températures répandu universellement chez les céramistes ». Jean-Marie Lhôte, 2003

Quelques photos

Sur la webTV des Picards

Programme

De la grange à l’étable et du grenier à la cave jusqu’à la cour carrée… sept artistes exposent leurs créations. Sept emplacements stratégiques qu’ils ont choisi et qui s’adaptent à leurs oeuvres. En premier lieu, direction le poulailler ! Là, une quarantaine de mini portraits, dessins ou aquarelles interpellent notre imaginaire. Puis, en route vers le grenier à grains : des céramiques évoquent le monde sensuel de la terre. Découvrez aussi l’ancienne étable voûtée en briques et cette succession de photographies dédiées à la nature, aux paysages, aux animaux et à l’architecture, qui jouent une poésie en lumière. Un petit tour dans les caves où des peintures exposées en lumière noire surgissent comme par magie. Passez dans la seconde cave : des sculptures abstraites en bronze restituent la puissance de la matière. Dans la cour, place au fantastique ! Sculptures extra-terrestres à l’appui. Et dans la grange, vous serez dans le noir entre fils tendus et fluorescence, pour une découverte en trois dimensions.